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Le contexte malienPartant de très bas – il est classé 168ème sur 179 pays pour son Indice de Développement Humain – le pays semble désormais engagé dans la voie d’un développement économique que pas même la crise récente ne semble pouvoir compromettre. En 2008, la croissance économique s’est maintenue au dessus de 5%. Cette conjoncture favorable amène un nombre croissant d’étrangers à créer des entreprises à Bamako pour participer à ce vaste chantier. Les secteurs les plus en vogue sont ceux du tourisme, de l’agriculture et l’exploitation minière.
C'est dans ce cadre qu'un "guide de l'investissement au Mali" vient d'être élaboré en collaboration avec la Cnuced (Conférence des Nations-unies pour le commerce et le développement) et la Chambre de commerce internationale (ICC). Il présente les trois bonnes raisons qui militent en faveur de l'investissement au Mali : la stabilité politique et économique du pays; les facilités d'accès au marché régional et international en raison de la bonne position géographique et le soutien des plus hautes autorités à l'initiative privée.
Le Mali fait figure de modèle démocratique en Afrique. C’est du moins le point de vue de la communauté internationale qui applaudit régulièrement le processus soutenu de démocratisation qu’a connu le pays depuis les années 1990. En effet les dernières élections présidentielles (2002) ont redonnées du crédit à la démocratie malienne en portant au pouvoir sans violence ni contestation du scrutin une figure de l’opposition : le Général Amadou Toumani Touré (ATT). « ATT » a été reconduit pour un second et dernier mandat en 2007. Le parlement est largement dominé par l’ADP (Alliance pour le développement et le progrès) une coalition de partis soutenant le président.
Le principal facteur d’instabilité politique reste la rébellion Touareg qui touche la région de Kida, dans le nord-est du pays. Les accords d’Alger, signés en 2006, n’auraient pas été respecté par la guérilla autonomiste, ce qui aurait contraint le gouvernement à relancer les opérations militaires dans cette région aride et très peu peuplée.
La politique économique du gouvernement ATT est ouvertement libérale et applique à la lettre le programme d’ajustement structurel recommandé par le FMI et la Banque Mondiale. L’Etat poursuit ainsi son désengagement des grandes entreprises publiques, notamment dans le secteur bancaire et le secteur cotonnier, ouvrant ainsi la porte aux investisseurs étrangers mais fragilisant d’autre part la situation déjà précaire de certains acteurs nationaux.